Le projet de loi "Création et Internet" a été lancé en 2007 suite au rapport de l'ancien président de la FNAC, Denis Oliviennes. Bien que l'intention de cette loi soit bonne et pourrait encourager la vente légale de musique et de films en ligne, elle porte également atteinte aux libertés des citoyens français. La loi "Création et Internet" est en effet basée sur la riposte graduée ; cela veut dire que l'internaute téléchargeant illégalement sera averti, tout d'abord par courriel, ensuite par lettre recommandée. S'il ne cesse pas le téléchargement illégal, sa connexion Internet pourra être coupée pour une durée allant de 1 à 12 mois. C'est la fameuse HADOPI, qui sera chargée d'appliquer cette coupure en fonction des adresses IP qu'elle aura reçues de la part des maisons de disques et d'autres organismes lésés par le téléchargement illégal. Or, l'Union européenne a jugé la riposte graduée comme anticonstitutionnelle, puisque dans son paquet Télécom, l'UE déclare que l'accès Internet fait partie des droits les plus fondamentaux des citoyens européens. En plus, toutes les personnes utilisant la même connexion seraient punies et non seulement la personne réellement coupable.
La riposte graduée a déjà été abandonnée en Nouvelle-Zélande suite à un black-out massif des internautes. Un tel black-out pourrait désormais avoir lieu en France suite à l'appel de la Quadrature du net, collectif de citoyens informant sur les projets de loi concernant l'âge numérique. Plus de 2000 sites participent d'ores et déjà au mouvement.
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